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Ligne A1, signature du registre
Jimenez Julien, auteur de Steriane
Je conçois et j’édite Steriane. Cette page raconte comment un outil de preuve pour cabinets dentaires s’est écrit : à partir de bandes thermiques illisibles, de classeurs incomplets et de conversations avec des assistantes dentaires qui portaient seules la traçabilité de leur cabinet.
Fondateur de MLJ, concepteur de Steriane
Je ne suis ni chirurgien dentiste, ni pharmacien hospitalier. Mon métier est de regarder un geste professionnel se répéter, d’identifier ce que ce geste laisse comme trace, et de construire l’outil le plus court possible pour que cette trace devienne une preuve. Depuis la création de MLJ en octobre 2024, je consacre l’essentiel de mon temps à des logiciels de conformité destinés à des professions réglementées de petite taille, celles qui n’ont ni service qualité, ni juriste, ni informaticien.
Steriane est né de ce cadre, appliqué à la chirurgie dentaire libérale. En France, on compte de l’ordre de 26 000 à 30 000 cabinets dentaires, très majoritairement de un à cinq fauteuils. La quasi totalité d’entre eux stérilise sur place, avec un autoclave de classe B, une thermosoudeuse et une assistante dentaire qualifiée. Presque aucun n’a de référent qualité interne. C’est à eux que ce registre s’adresse.
A1.1La bande thermique effacée
Tout a commencé par une conversation dans une salle de stérilisation de trois mètres sur deux, un vendredi soir, dans un cabinet de deux fauteuils. L’assistante dentaire m’a montré son classeur : des pages perforées, quatre bandes de cycle scotchées par page, une écriture soignée dans la marge avec la date et le numéro de charge. Un travail impeccable. Puis elle a ouvert le classeur à la partie de l’année précédente, et les bandes étaient grises. Pas abîmées, pas déchirées : effacées. L’encre thermique avait disparu, comme elle disparaît toujours au bout de quelques mois quand le papier prend la lumière et la chaleur.
Sa question était simple : « Si on me demande le cycle de novembre dernier, qu’est-ce que je montre ? » Elle avait fait tout ce qu’on lui avait appris, et il ne restait rien. Ce n’était pas un problème de rigueur, c’était un problème de support. Une preuve écrite sur un support qui s’efface n’est pas une preuve, c’est un souvenir.
J’ai posé la même question dans huit autres cabinets, du Nord au Gard, de un à six fauteuils. La réponse était partout la même, avec des variantes : certains photocopiaient les bandes, d’autres les scannaient une fois par an quand ils y pensaient, d’autres avaient renoncé et gardaient seulement le cahier manuscrit des tests Helix. Aucun ne pouvait reconstituer, en moins d’une heure, une période de six semaines complète et cohérente.
A1.2Ce que j’ai observé sur le terrain
Pendant plusieurs mois, j’ai passé des fins de journée en zone de conditionnement, à regarder le cycle de travail réel plutôt que le protocole affiché. Trois constats ont dessiné le logiciel.
Le premier : la traçabilité ne rate jamais par manque de sérieux, elle rate par fragmentation. La bande est dans un classeur, le test Helix dans un cahier, le bordereau de suivi des déchets d’activités de soins à risque infectieux dans un tiroir du secrétariat, le rapport de contrôle de qualité radiologique chez le prestataire, le carnet de maintenance dans le placard sous l’autoclave. Cinq lieux, cinq responsables implicites, aucun sommaire.
Le deuxième : le moment de vérité, c’est la fermeture du cabinet. Entre dix neuf heures et dix neuf heures quinze, quelqu’un range la salle de stérilisation, sort la dernière charge et éteint. Si l’outil de traçabilité n’occupe pas ce créneau précis, avec un geste de moins de deux minutes, il ne sera pas utilisé. Toutes les interfaces que j’ai testées demandaient de saisir du texte au clavier. Aucune ne survivait à la troisième semaine.
Le troisième : les outils existants venaient de l’hôpital. Ils imposaient une traçabilité descendante intégrale, instrument par instrument, patient par patient, avec des codes à barres sur chaque composition. En stérilisation centrale, cela a du sens. Dans un cabinet de deux fauteuils qui enchaîne des soins conservateurs, cela s’abandonne au bout d’un mois, et le cabinet se retrouve avec un logiciel payé et un classeur toujours incomplet.
A1.3Pourquoi un registre, et non un logiciel de gestion
La décision fondatrice de Steriane a été de renoncer à tout ce qui n’est pas de la preuve. Pas de gestion de rendez-vous, pas de stock, pas de facturation, pas de dossier patient. Un registre, au sens strict : une suite d’enregistrements datés, scellés, ordonnés, que l’on alimente et que l’on exporte.
La deuxième décision a été de faire du téléphone le seul point d’entrée quotidien. On photographie la bande de cycle et le résultat du test, le logiciel lit le numéro de cycle, la date et l’heure, calcule une empreinte numérique de l’image, horodate le dépôt et coche la journée. La photographie d’origine est conservée telle quelle. Ce qui compte n’est pas la beauté de la saisie, c’est l’impossibilité de refaire l’histoire après coup.
La troisième décision a été de séparer nettement les deux niveaux de traçabilité, pour que le cabinet ne s’épuise pas. La traçabilité de charge est quotidienne et automatique. La traçabilité descendante, celle qui relie un lot d’instruments à un patient nommé, est réservée aux actes déclarés à risque par le praticien lui même. Trois secondes de scan au fauteuil, seulement quand cela compte réellement.
La quatrième décision a été d’élargir le registre au carnet sanitaire complet, parce que l’inspection ne s’arrête jamais à l’autoclave. Les bordereaux de suivi des déchets, la radioprotection et le contrôle de qualité des installations de radiologie dentaire, la maintenance du compresseur et de l’aspiration, l’analyse d’eau des units, le document unique d’évaluation des risques professionnels et les fiches de traçabilité des dispositifs médicaux sur mesure prévues par le règlement européen 2017/745 appartiennent au même dossier.
A1.4Méthode et convictions produit
- Un geste, pas une procédure. Toute fonction qui demande plus de trente secondes par jour à l’équipe est refusée, ou déplacée vers une échéance périodique gérée par le logiciel.
- Aucune affirmation invérifiable. Chaque phrase de ce site doit pouvoir être montrée en démonstration, sur un écran réel. Ce que le logiciel ne fait pas est écrit noir sur blanc sur la page d’accueil.
- Le registre décrit, il ne juge pas. Il n’y a pas de pastille rouge dans Steriane, pas de score de conformité, pas de note. Une pièce est déposée ou son échéance approche. La qualification appartient au praticien et, le cas échéant, à l’autorité de contrôle.
- Pas de rétention de données. Un cabinet qui part récupère l’intégralité de son registre, pièces d’origine comprises, dans un format lisible sans Steriane.
- Le vocabulaire de la profession. Test Helix, indicateur de passage, sachet à soudure, non conformité, action corrective : les mots employés dans le logiciel sont ceux des guides de prévention des infections associées aux soins, pas des mots inventés pour la circonstance.
A1.5Comment le produit continue de s’écrire
Steriane évolue par signalements, pas par feuille de route interne. Un nouveau format de bande thermique nous est signalé, nous l’ajoutons à la lecture automatique. Un conseil départemental de l’Ordre demande une présentation particulière des pièces, nous adaptons le sommaire de l’export. Une école d’assistantes dentaires nous indique qu’un intitulé prête à confusion pour les élèves, nous le changeons.
Je réponds moi même aux demandes reçues par le formulaire du site et par courrier électronique. Les démonstrations se font sur vos propres bandes de cycle, jamais sur un jeu de données fabriqué : c’est la seule façon honnête de vous montrer ce que la lecture automatique parvient à faire chez vous, et ce qu’elle ne parvient pas à faire.
A1.6MLJ, l’éditeur
Steriane est édité par MLJ, société par actions simplifiée à associé unique au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837, inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. Le numéro de TVA intracommunautaire est FR44934769837 et le SIRET du siège est 934 769 837 00014. Je suis le directeur de la publication de ce site.
MLJ édite des logiciels de conformité pour des professions réglementées. Le modèle est volontairement simple : un abonnement mensuel par structure, sans engagement de durée, sans commission, sans revente de données. Le contrat de sous traitance des données de santé est signé à la souscription, et l’hébergement est assuré en France chez un hébergeur agréé pour les données de santé.
Pour toute question sur le registre, sur la reprise de votre classeur ou sur une visite annoncée, écrivez à jimenezjulien42@gmail.com ou passez par le formulaire de la page d’accueil. La réponse arrive sous un jour ouvré.
A1.7Ce que j’écris dans Le Registre du Cabinet
Le Registre du Cabinet est le magazine de Steriane. J’y écris moi même, à partir de ce que je vois dans les cabinets libéraux : des pièces, des échéances et des textes, jamais des promesses. Les neuf feuillets ci dessous ont été publiés le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site, et sont classés du plus structurant au plus prospectif.
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F01
Reconstituer douze mois de traçabilité de stérilisation
Guide pratique : rassembler douze mois de cycles, de tests quotidiens et de pièces périodiques dans un dossier vérifiable.
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F02
Traçabilité au cabinet dentaire, ce que les textes imposent
Réglementation : ce que les textes imposent en stérilisation, en déchets, en radioprotection et en dispositifs sur mesure.
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F03
Sept erreurs qui vident votre classeur de tickets de sa valeur
Erreurs à éviter : les sept défauts les plus fréquents du classeur de tickets et le geste qui corrige chacun.
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F04
Classeur, clé USB ou registre scellé, trois façons de prouver
Comparatif : classeur papier, export du stérilisateur ou registre scellé, coût quotidien et solidité de chaque solution.
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F05
Un cabinet de trois fauteuils face à une visite de conformité
Cas d’usage : six semaines d’un cabinet de trois fauteuils, du questionnaire d’autoévaluation au plan d’actions.
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F06
La liste des pièces à réunir avant une visite de conformité
Liste de contrôle : les huit blocs du carnet sanitaire, la pièce attendue pour chacun et son détenteur habituel.
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F07
Le calendrier annuel du carnet sanitaire d’un cabinet dentaire
Calendrier : le rythme quotidien, hebdomadaire, mensuel et annuel du carnet sanitaire d’un cabinet dentaire.
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F08
Ce que coûte vraiment la traçabilité papier de votre cabinet
Chiffrage : une méthode poste par poste pour mesurer, avec vos chiffres, ce que consomme la traçabilité papier.
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F09
Ce qui change dans la preuve de stérilisation au cabinet
Tendances : cinq évolutions qui déplacent l’exigence du geste vers la preuve du geste au cabinet dentaire.